Le thé et le cancer

Selon la Société canadienne du cancer, 70 400 décès attribuables au cancer et 153 100 nouveaux cas de cancer diagnostiqués surviendront cette année. Les taux d’incidence actuels indiquent qu’environ 38 % des Canadiennes et 44 % des Canadiens développeront un cancer au cours de leur vie.

Le cancer, qui est une maladie incroyablement complexe, est le terme générique utilisé pour désigner un ensemble de conditions malignes pouvant affecter presque n’importe quel organe ou tissu de l’organisme.

Quoiqu’il existe une multitude de causes et de facteurs de risque liés au cancer, le mode de vie est l’un des principaux éléments contributifs. De plus en plus de recherches démontrent que l’alimentation joue un rôle crucial dans la prévention du cancer, d’ailleurs un nombre croissant de ces études suggèrent que le thé permet de réduire le risque de certains types de cancer.

Les études préliminaires, en grande partie menées sur des animaux, ont établi que les flavonoïdes du thé agissent comme de puissants antioxydants et pourraient aider à prévenir ou à ralentir la formation de tumeurs.

De façon très constante, le thé et les polyphénols du thé s’avèrent offrir une chimioprotection chez les modèles animaux des cancers de la peau, du poumon et du foie, ainsi que des cancers du tractus gastro-intestinal et du côlon. Les études du cancer du sein effectuées sur des animaux semblent prometteuses et indiquer un certain effet protecteur du thé contre cette maladie, mais les résultats sont jusqu’ici variables.

Les scientifiques cherchent encore à expliquer de façon irréfutable les mécanismes par lesquels le thé peut prévenir ou ralentir le cancer. Jusqu’ici, les études suggèrent que le thé semble avoir ces effets en prévenant les dommages aux cellules causés par les produits chimiques cancérogènes et en ralentissant le taux de croissance des cellules précancéreuses, tout en augmentant la capacité du corps à éliminer naturellement les cellules précancéreuses et cancéreuses.

Les recherches actuelles indiquent que les flavonoïdes du thé protègent les cellules contre les dommages causés par les radicaux libres et d’autres carcinogènes en agissant à titre d’antioxydants et en aidant le corps à se débarrasser des carcinogènes.

Les études ont démontré que les flavonoïdes aident aussi à maintenir le taux de croissance normal des cellules et à augmenter le renouvellement naturel des cellules précancéreuses et cancéreuses, ce qui permettrait de contrer le développement et la progression du cancer.

Bien qu’un nombre croissant de preuves scientifiques corroborent le potentiel préventif du thé contre le cancer lorsque incorporé au mode de vie, elles ne sont toujours pas définitives. Certaines études épidémiologiques humaines suggèrent l’existence d’un lien entre la consommation de thé et la

diminution du risque de cancer, alors que d’autres ont obtenu des résultats variables ou peu concluants. Le rôle du thé dans la prévention du cancer est un domaine d’intérêt scientifique intense qui fait l’objet de nombreuses études à travers le monde.

Voici certaines des nombreuses études épidémiologiques qui ont trouvé un lien entre la consommation de thé et la réduction du risque de cancer :

  •  Une étude suédoise publiée en 2005 dans la revue « Archives of Internal Medicine » et portant sur 61 057 femmes suivies sur une période de quinze ans a dénoté une réduction du risque de développer un cancer de l’ovaire chez les femmes consommatrices de thé. Les chercheurs ont constaté une diminution de 46 % du risque du cancer de l’ovaire chez les femmes buvant deux tasses ou plus de thé par jour par rapport aux femmes qui n’en consommaient pas. De plus, chaque tasse de thé additionnelle semblait réduire ce risque de 18 %.
  • Une étude publiée en 2003 dans la revue « International Journal of Cancer » a démontré une baisse sensible des taux de cancer du sein chez les femmes qui consommaient du thé vert par rapport à celles qui n’en buvaient pas. L’étude qui portait sur des femmes américaines d’origine asiatique a constaté que le risque diminuait selon la quantité de thé vert consommée. Cependant, les chercheurs ont trouvé que la consommation de thé noir ne présentait pas une réduction du risque.
  • Selon une étude cas-témoin en population générale réalisée en Chine auprès de plus de 1 300 femmes, la consommation de thé vert serait liée à une réduction du risque du cancer du poumon. Publiée dans la revue « Epidemiology » en 2001, l’étude a également souligné que le risque du cancer du poumon diminuait en fonction de l’augmentation de la consommation de thé. La réduction du risque n’a été observée que chez les femmes non-fumeuses.
  • Les résultats d’une étude cas-témoins publiée en 2003 dans la revue « International Journal of Cancer » et réalisée en Chine en 2001-2002 démontré que la consommation de thé vert assurait une protection contre le cancer de la prostate chez l’homme. Les chercheurs ont trouvé que le risque du cancer de la prostate diminuait en fonction de l’augmentation de la fréquence, de la durée et de la quantité de consommation de thé vert.
  • Une étude américaine publiée dans la revue « Public Health Nutrition » en 2002 a démontré que la consommation quotidienne d’une à deux tasses de thé réduisait de 42 % le risque de contracter un cancer du côlon chez les participants par rapport aux non-buveurs de thé. Les chercheurs ont également constaté que les hommes qui buvaient plus d’une tasse et demie de thé par jour réduisaient de 70 % leur risque de développer un cancer du côlon.

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